RECHERCHE

lecteurs depuis janvier 2008
Communiqué de Presse

Nbre d'articles :
Nbre de Catégories :
64
25

Rubrique Aéronautique
Top 10 articles de presse
Annuaire Aeronautique
Annuaire Particulier


Aeroport de Ben Slimane... Silence, on improvise !
Aeroport de Ben Slimane... Silence, on improvise !
Ecrire un commentaire
Ajouter à mes favoris
En parler à un ami
Reporter un lien brisé
Article de presse numéro : 2
Aeroport de Ben Slimane... Silence, on improvise !



Silence, on improvise ! Les hautes instances administratives ont retenu au mois de Décembre dernier, de réactiver la plateforme aéroportuaire de Ben Slimane.


L’ONDA, qui s’est vu déléguer la prédisposition de cet aéroport pour recevoir le trafic aérien s’est attelé à l’ouverture d’un bon nombre de chantiers avec l’objectif d’une mise en service dans un délai record.



Si l’engouement et l’engagement constatés, des équipes en charge du suivi des travaux, témoignent d’une certaine détermination pour réussir un tel défi, il est à craindre que les objectifs ne soient pas au rendez vous, ou tout au moins que la facture ne soit pas en proportion selon les normes régissant des projets similaires qui ont vu le jour dans des conditions réalistes.



En effet, l’importance de ce projet impliquait, après en avoir vérifié l’opportunité et la faisabilité, la réalisation d’études appropriées pour définir la nature de l’activité et des services, la typologie du trafic escompté à la mise en exploitation, son impact sur l’environnement aéronautique et ses perspectives de développement à moyen et long termes.

Cette approche aurait permis de déterminer et de planifier les actions d’équipement et de travaux en fonction des besoins réels et en conformité avec les normes et les règlements en vigueur, régissant les activités aéronautiques et aéroportuaires.



Or, force est de constater que la stratégie des décideurs d’aujourd’hui semble être dictée par une logique différente qui ne manque pas d’interpeller plus d’un citoyen pour peu qu’il s’intéresse à l’activité.



Les appels d’offres lancés dans la précipitation sur la base de documents génériques « copie-collé » ont permis de lancer certains travaux qui se sont avérés inadéquats et ont du être arrêtés et réaménagés en cours de réunions de chantier improvisées.

L’absence d’études techniques spécifiques à la base d’une part, et les contraintes de délais d’autre part, ont conduit à sacrifier les principes d’ordonnancement des opérations de constructions et d’équipement et ceux du respect de la conformité aux spécifications et des clauses contractuelles.



C’est ainsi que parmi d’autres priorités, le marché concernant la fourniture et l’installation de l’équipement de radioguidage (VOR) a été adjugé (7millions de Dh) sans détermination préalable des coordonnées géographiques ni réservation du site de son implantation pour tenir compte au préalable, de son intégration dans les procédures réglementant l’espace aérien de la région (TMA Casablanca).



Le marché du balisage de nuit des aires d’approche et d’atterrissage a été passé (24 millions de Dh) sur la base d’un équipement standard, type calvert, sur 900 mètres avec 120 projecteurs hors sol en amont de la piste avion qui offrait une longueur de 3000 mètres avec une entrée bétonnée au niveau de la zone de touchée à l‘atterrissage.



D’autres marchés ont été parallèlement lancés pour la construction d’une centrale d’énergie ( ?) pour l’alimentation électrique des différentes composantes de l’aéroport ainsi qu’une tour de contrôle provisoire mobile (15 Millions de Dh).



Il eut été surprenant que les services d’exploitations ne se manifestent pas, car dès le lancement des premiers travaux les options engagées ont été contestées, ce qui a donné lieu à une remise en cause des solutions retenues et à une pondération des ambitions en termes de performance et de délais.



En effet, à défaut d’avoir défini un site approprié pour l’installation du VOR, ce dernier a été implanté à environ 500 mètres de l‘entrée de piste, dans l’alignement des feux d’axe d’atterrissage.

Le recours à cette option a eu pour conséquence de supprimer l’équipement type Calvert par une installation simplifiée réduite à 27 feux répartis sur 420 mètres seulement.

De plus, pour des raisons de franchissement de cet obstacle, la piste a été amputée des premiers 250 mètres correspondant à la zone renforcée de touchée des roues à l’atterrissage.

Le balisage de nuit de cette zone de manœuvres a également été profondément reconfiguré compte tenu des sujétions opérationnelles à l’atterrissage.



Si l’on considère qu’à l’instar des aéroports de Rabat, Fès, Tétuan, Essaouira, le VOR en question pouvait bien être situé dans l’enceinte de l’aéroport, mais en marge de la piste d’atterrissage selon les spécifications dictées par l’Organisation de l’Aviation Civile, les désagréments imputables à la solution retenue auraient été évités.

Ces désagréments sont avant tout d’ordre technique :

Le guidage du VOR à l’atterrissage est interrompu lors du passage de l’avion dans le cône de silence (60° à la verticale de la station).

Cette situation indispose les pilotes en cours d’atterrissage et notamment dans le cas d’une remise des gaz avec une réinsertion dans le trafic de la TMA de Casablanca.

Le franchissement du VOR constituant en son site actuel un obstacle « mince » dans la trouée d’atterrissage, a engendré le déplacement du seuil d’atterrissage et donc l’abandon d’une bande de la piste, réduisant d’autant les potentialités offertes par l’infrastructure existante.

Par ailleurs, une implantation plus centrale du VOR, aurait permis de coller au mieux aux engagements contractuels des marchés concernés, voir d’optimiser certains items tel que les raccordements aux réseaux d’énergie et de communications hotline.



La construction d’une nouvelle centrale d’énergies, la fourniture d’une tour de contrôle mobile provisoire et des équipements radioélectriques du VOR ont exigé des délais de fabrication que les cahiers des charges n’ont pas pris en compte.

Il en est découlé qu’à défaut de respect des délais contractuels, des solutions de substitution ont été envisagées, tel que le redéploiement de matériels destinés initialement à d‘autres aéroports, la réhabilitation temporaire d’anciens bâtiments et le recours à des unités portatives de liaisons radio pour assurer le contrôle du trafic aérien.



Cette initiative qui aurait du prévaloir avant la conclusion de promesses contractuelles intenables, aura permi tout au plus, dans la phase actuelle, de disposer des aires de mouvements à l’exclusion de toute installation technique ou d’accueil des exploitants et des utilisateurs éventuels.



Le lancement dans une deuxième phase, de la construction, dans des délais raisonnables, d’un bloc technique avec une tour de contrôle normalisée et d’une aérogare d’accueil d’une part et la mise à jour des procédures régissant la navigation aérienne et l’évolution des avions dans la TMA de Casablanca d’autre part, conditionnent en fait la vraie échéance de mise en service de l’aéroport.



Du reste une identification préalable des besoins et une programmation réaliste de leur satisfaction auraient été souhaitables afin d’éviter, nonobstant l’inobservation des clauses contractuelles dans l’exécution des cahiers des charges, les déperditions regrettables des énergies et des fonds publics.



Puisse donc malgré tout, que ce nouvel équipement, une fois disponible contribue effectivement, par son activité et son efficacité à l’essor espéré pour le secteur, dans le cadre des orientations de développement qui ont été tracées par les Hautes Instances du Royaume.



Dans l’attente, gageons que l’ONDA, après l’annonce publique de sa ferme volonté de changer de stratégie, saura renouer avec l’adéquation des mesures et l’optimisation de ses actions.

A.Ennaji

http://perso.menara.ma/~ennaji/index.htm

Plus d'informations sur : http://www.flightsystem.net

Article publié dans la rubrique : Aéronautique au Maroc
Mots clés liés a cet article : aeroport   ben slimane   aeroportuaire   maroc
Article de presse ajouté le : 19.12.2007 par

Autres articles dans Aéronautique au Maroc
Le Maroc a établi sa souveraineté en matière aéronautique et aéroportuaire en 1961, alors que la conquête de l’espace affichait un essor soutenu et que ses retombées technologiques engendraient une mutation profonde dans le secteur de l’aviation civile.

Aviation civile : accord de coopération entre le maroc , Toulouse et Paris Une convention de coopération dans le domaine de l'aviation civile a été signée, mercredi à Rabat, entre l'Office National des Aéroports (ONDA), l'Ecole nationale de l'Aviation civile (Enac-Toulouse) et Thales université coopération (Paris).

SM le Roi inaugure à l'aéroport Mohammed V un nouveau centre national de contrôle aérien Aéroport Mohammed V, 15/12/07 - SM le Roi Mohammed VI a procédé, samedi à l'Aéroport International Mohammed V de Casablanca, à l'inauguration d'un nouveau centre national de contrôle aérien, réalisé pour un coût de 222 millions DH.

Silence, on improvise ! Les hautes instances administratives ont retenu au mois de Décembre dernier, de réactiver la plateforme aéroportuaire de Ben Slimane.




CNIL : 770027 - Copyright © 2000-2008 FlighySystem.Net. Service gratuit édité par WiWiMedia WiWiTOP - classement de sites