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Le Planeur - un aérodyne dépourvu de moteur - Aviation
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Article de presse numéro : 9
Le Planeur - un aérodyne dépourvu de moteur - Aviation



Planeur - Un planeur est un aérodyne dépourvu de moteur. Il s'agit d'un aéronef muni de plans sustentateurs à allongement important lui conférant un angle de plané très faible.


Son pilotage s'effectue en maîtrisant les trois axes de roulis, tangage et lacet. Les planeurs peuvent être mis en l'air de trois façons différentes. La plus répandue est le remorquage par un avion dit remorqueur, la seconde moins fréquente est le treuil et enfin plus rarement, par ses propres moyens grâce à un moteur escamotable.


Eléments constitutifs principaux
Monoplaces ou biplaces, on distingue trois parties essentielles :

La voilure :
Sa fonction est d'assurer la portance de la machine.
De 13 m à 31 m d'envergure, elle est constituée de deux ailes aussi appelées plumes qui assurent la portance celles-ci possèdent à leurs extrémités sur les bords de fuite des ailerons d'inclinaison qui contrôlent l'axe de roulis.
Chaque aile est équipée d'aérofreins qui sont des dispositifs dont la fonction est d'augmenter le taux de chute de la machine. Les modèles les plus performants disposent aussi de volets de courbure appelés parfois dispositifs hypersustentateurs dont la fonction est d'augmenter la portance à basse vitesse et de diminuer la trainée dans les hautes vitesses.
Les recherches en aérodynamique ont fait progresser la technique et on trouve de nos jours des dispositifs de décollage et recollage de la couche limite. Vous pourrez observer sur les surfaces des profils de minuscules trous servant aujourd'hui au soufflage (ce qui permet le recollage de la couche limite) et qui demain serviront aussi à l'aspiration de cette couche limite. Ces dispositifs ont pour objectif d'améliorer les performances dans tout le domaine de vol (vitesse minimum et vitesse maximale en fonction des angles d'incidence).
Le fuselage :
Sa fonction est d'abriter le ou les pilotes et sa liaison avec les empennages et la voilure assure la maîtrise des trois axes. Cette partie centrale cylindroconique de 6 à 8 m de long reçoit à l'avant, la cabine de pilotage et par dessous le train d'atterrissage. Il abrite aussi, sur les modèles à dispositif de décollage embarqué, le moteur et dans la plupart des cas, le pilône support de l'hélice et/ou du moteur. L'ensemble de ce dispositif est escamotable afin de conserver à la machine toutes qualités aérodynamiques.
Les empennages :
Leur fonction est d'assurer le contrôle des axes de tangages et de lacet. Ils sont constitués de nos jours de plans verticaux et horizontaux en "T" qui portent les gouvernes de direction (gouvernail) et de profondeur aussi appelé stabilisateur. Historiquement les empennages ont aussi été disposés en croix et en "V".


Instruments de vol et équipements
En 2003 en France les dispositifs et les instruments d'aide au pilotage impératifs sont les suivants :

L'anémomètre ou "badin"
L'altimètre
Le variomètre (mesure la vitesse ascensionnelle)
La boussole
Les instruments complémentaires sont les suivants

La radio
Le calculateur de vol qui intègre les principales fonctions suivantes : altimètre, variomètre, tachymètre, géopositionnement, durée de vol, autonomie etc.
Pour finir, le ou les pilotes doivent disposer d'un parachute.


Pourquoi un planeur peut-il rester en l'air longtemps ?
Le planeur chute toujours lentement vers le sol (taux de chute ou angle de plané), pour tenir l'air, le pilote recherche donc des courants aériens ascendants dans lesquels il essaiera de maintenir sa machine afin de profiter de la force ascensionnelle de ceux ci ; si cette vitesse ascensionnelle est plus élevée que le taux de chute du planeur, ce dernier gagnera de l'altitude. Ainsi en "transitant" d'un courant ascendant à l'autre, il lui est possible de tenir l'air des heures et de parcourir de grandes distances.


Les différentes façons pour prendre de l'altitude
Le vol de plaine où la prise d'altitude se fait dans un thermique, c'est-à-dire dans un courant ascendant créé par une différence de température (l'air chaud monte). Cette forme de vol est à l'origine du vol à voile. Elle a été découverte par les pilotes allemands de l'entre deux guerres lors des premières compétitions de vol plané à la Wasserkuppe. Les gains d'altitude en plaine pour ce type de vols dépassent rarement 4 000 m en Europe.
Le vol de pente est une autre forme d'exploitation des courants ascendants. À l'occasion de journées où la vitesse du vent dépasse 12 à 15 noeuds (25 à 30 km/h) celui-ci interagit avec les reliefs et génère des ascendances exploitables jusqu'à 500 m ou 700 m au dessus du niveau des crêtes. Ces reliefs doivent être suffisament étendus afin d'éviter d'être contournés par le vent.
Le vol d'onde : L'onde est le résultat de l'action d'une masse d'air mue par le vent sur un relief montagneux. La particularité de l'onde est d'offrir des répercussions de la forme d'onde jusqu'à de très hautes altitudes. Celle-ci se produit lorsque la structure de la masse d'air est très instable, c'est à dire lorsque la différence de température pour une élévation de 1 000 m est supérieure à 8° C. L'air étant mauvais conducteur de la chaleur, les différentes couches ne se mélangent pas et se repoussent donc les unes les autres. Le vol d'onde permet ainsi des vols exceptionnels. Il est arrivé à plus d'un vélivole de faire des transitions longues de plus de cent kilomètres à la vitesse de 200 km/h sans perdre d'altitude.
Le vol d'onde a permis aussi le record absolu d'altitude : jusqu'à 14 938 m.


Les différents types de fabrications des planeurs de compétition
Historiquement on peut classer les différents types de fabrications de la façon suivante

Les constructions en bois et toiles (anciennes).
Les constructions mixtes en bois et tubes d'acier.
Les constructions tout-métal (rares).
Les constructions en fibre de verre ou carbone et résine (contemporaines).


Les motoplaneurs de compétition à dispositif d'envol incorporé et escamotable.
Les motoplaneurs dont le dispositif d'envol n'est pas escamotable sert de machine d'écolage et permet la découverte les principes de base du pilotage trois axes. Ces machines ne sont jamais utilisées en compétition vol à voile.


La pratique sportive
Le pilotage du planeur donne lieu à une pratique sportive qui s'appelle le Vol à Voile. Ses adeptes sont des vélivoles. On distingue deux disciplines :

le vol de circuit;
l'acrobatie.


Quelques records
Distance en biplace : 1 375 km J.N. et HERBAUD (F)
Distance en ligne droite : 1 461 km H.W. GROSSE (D)
Distance sur Aller Retour : 1 646,7 km T. KNAUFF (USA)
Altitude absolue : 14 938 mètres R. HARRIS (USA)
Vitesse sur triangle de 100 km : 217 km/h J.P. AYNE (USA)
Vitesse sur triangle de 1 000 km : 169 km/h H. FISCHER (D)


Quel est l'état actuel de la technique ?
Les machines les plus performantes affichent aujourd'hui des finesses de 60 jusqu'à 70 pour le nec plus ultra tandis que les constructeurs les plus à la pointe de la technologie, assurent être techniquement capable de produire aujourd'hui des machines de finesse 100 ce qui reste encore une frontière mythique : parcourir 100 km pour une perte d'altitude de 1 000 m. Soit, pour une journée de vol en plaine où les plafonds de l'ordre de 2 200 m sont assez fréquents, une autonomie théorique de 220 km !

Plus d'informations sur : http://fr.wikipedia.org

Article publié dans la rubrique : Histoire de l'Aviation > Aéronef
Aviation légère et sportive
Précision Aéronautique
Mots clés liés a cet article : planeur   aerodyne   aeronef   planer
Article de presse ajouté le : 19.12.2007 par

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